Elections municipales 2020

PERLER Frédérique

V – candidature pour .

La Fédération genevoise des associations LGBT et ses associations membres

Fondée en 2008, la Fédération genevoise des associations LGBT (lesbiennes, gay, bisexuelles et trans*) est composée des associations 360, Dialogai, Lestime, Parents d’homos et Think Out. Nous vous invitons à prendre connaissance de leurs projets sur leurs sites respectifs, ainsi que ceux de la Fédération, sur son site federationlgbt-geneve.ch.

Questionnaire pour les élections municipales

À l’occasion des élections municipales 2020, la Fédération genevoise des associations LGBT souhaite connaître votre position personnelle sur une série de questions liées aux thématiques LGBT.

Nous vous remercions d'avance de votre participation à notre questionnaire. En application de la loi, vos coordonnées personnelles resteront confidentielles. L’ensemble de vos réponses fera l’objet d’une analyse et d’une publication (médias et site de la Fédération et de ses associations membres). Nous avons également mis à votre disposition un lexique des principaux termes évoqués ci-dessous.

Le délai pour remplir le questionnaire est fixé au 21 février 2020. Passé ce délai, le lien pour remplir le questionnaire sera fermé. Nous restons à votre disposition pour toute question: info@federationlgbt-geneve.ch - tél: 076 437 84 14

Institutionnalisation de la prévention et de la lutte contre les violences et les discriminations LGBT-phobes

Depuis septembre 2012, un poste de chargé.e de projets LGBTIQ est rattaché au Service Agenda 21-Ville Durable du Département des finances et du logement de la Ville de Genève. Il découle d’une volonté de la Ville de Genève de mettre en place une politique institutionnelle visant à prévenir et lutter contre les discriminations et les violences LGBT-phobes et promouvoir l’égalité pour tous et toutes les habitant·e·s, indépendamment de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre. 1a - Si vous représentez une commune de plus 15'000 habitant·e·s, êtes-vous favorable à la création d’un tel poste au sein de votre commune? Si vous représentez une commune de moins de 15'000 habitant·e·s, êtes-vous favorable à la participation de votre commune à un poste partagé entre plusieurs communes?
Oui : « Du reste c'est déjà le cas en Ville de Genève dans le cadre du service Agenda21. Je souhaite pour ma part, qu'il y soit ajouté un.e référente.e aux RH concernant les thématiques liées à l'orientation sexuelle ET affective, ainsi qu'à l'identité de genre et aux caractéristiques sexuées.  »
1b - Êtes-vous favorable à l’élaboration d’une politique institutionnelle, avec un plan de mesures au sein de votre commune pour promouvoir l’égalité entre tous et toutes les habitant·e·s, indépendamment de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre dans votre commune?
Oui : « je suis également favorable à l'élaboration d'une politique institutionnelle (que je comprends comme à l'intérieur de l'administration) et une politique publique (dans l'espace public) en matière de prévention des discriminations, de promotion de l'inclusion et de valorisation des diversités sexuelles, affectives et identitaires. »

Mesures de sensibilisation et de formation des services municipaux

Les services tels que la police municipale, le travail social hors murs, la petite enfance, le parascolaire ou encore les structures accueillant les aîné·e·s notamment sont essentiels à la cohésion sociale et à la vie quotidienne d’une municipalité. Les employé·e·s y travaillant ont un rapport de proximité avec les habitant·e·s. 2 - Êtes-vous favorable à la mise en place de mesures de sensibilisation et de formation auprès de ces services pour un accueil non-discriminant et égalitaire de tous et toutes les habitant·e·s, indépendamment de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre et/ou de leur structure familiale (famille arc-en-ciel)?
Oui : « c'est une évidence, sur l'ensemble de tous les services. »

Discriminations et violences dans le sport

La motion 2092, «Homophobie: la lutte contre les discriminations doit s’institutionnaliser!», votée à l’unanimité par le Grand Conseil, invite l’État à «à intégrer dans les contrats de prestations des associations sportives, en sus des valeurs de respect et de fair-play, l’exigence qu’une attention particulière soit aussi donnée aux questions d’homophobie et de transphobie dans le sport». 3 - Êtes-vous favorable à ce que les structures sportives et culturelles de votre commune mettent en place des mesures concrètes pour prévenir les discriminations et les violences LGBT-phobes dans leurs structures?
Oui : « c'est une nécessité absolue, surtout compte tenu des différentes agressions dans le milieu du sport. »

Lien avec le monde du travail

Les résultats de la recherche «Être LGBT au travail» montrent que les violences et les discriminations LGBT-phobes sont encore bien trop présentes dans les milieux professionnels suisses, ayant des conséquences négatives sur la santé des employé·e·s, sur l’égalité des chances et le climat de travail. 4 - Êtes-vous favorable à ce que votre commune, en tant que pourvoyeuse d’emploi (directement ou indirectement à travers les entreprises sous-traitantes), mette en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre les violences et les discriminations LGBT-phobes?
Oui : « voir commentaire 1a. Du reste la Ville devrait encourager la création d'un dispositif visant à encourager les entreprises (label) à mettre en place ce type de mesures et à privilégier ces entreprises dans l'attribution de marchés publics. »

Lutte contre les agressions et les violences dans l’espace public

Les personnes LGBT sont régulièrement la cible de violences et d'agressions verbales, physiques et/ou sexuelles dans l'espace public, notamment dans la rue. 5 - Êtes-vous favorable à ce que votre commune mette en place des mesures de prévention et de lutte contre ces violences, par exemple avec la mise en place d’une recherche pour saisir les expériences des personnes, un programme de formation des professionnel·le·s, notamment de la police municipale ou du travail social hors murs, et une sensibilisation de la population?
Oui : « C'est encore une évidence. voir aussi commentaire 1b. En tant que politicienne et assistante sociale diplômée de la HETS, je suis très attachée à l'expertise scientifique (que les politicien.ne.s n'écoutent et ne consultent pas assez). »

Précarité des personnes trans*

Les personnes trans* font face à une précarité sociale et professionnelle particulièrement grave: la transphobie est en effet très présente lors des entretiens ou en cours d’emploi; de nombreuses personnes trans* se trouvent à la rue. 6 - Êtes-vous favorable à ce que des mesures spécifiques soient entreprises au sein de votre commune pour lutter contre cette précarité?
Oui : « Ces mesures devraient être même prises également aux niveaux intercommunal, cantonal et fédéral. A cet égard, je regrette que le nouvel art 261 bis qui vient d'être approuvé par le peuple n'inclue pas les personnes trans*.  »

Soutien aux associations et leur implication

La Ville de Genève ainsi que les autres communes et villes genevoises, de même que l’Etat, ont été et sont des partenaires, politiques comme financiers, essentiels des projets de la Fédération et de ses associations. La Fédération et ses associations membres font également partie de la Commission consultative LGBTIQ du Bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes et de la prévention des violences domestiques du Canton de Genève. 7a - Êtes-vous en faveur d’une consultation et d’une implication régulière de la Fédération et de ses association membres par l’État et les établissements autonomes que celui-ci contrôle, ceci concernant les questions liées à l’orientation sexuelle et/ou l’identité de genre?
Oui : « La Ville de Genève invite régulièrement la Fédération et les associations membres pour présenter les différents programmes ou actions. Ce type de consultation devrait même s'approfondir.  »
7b - Êtes-vous favorable au soutien politique et financier de projets sociaux et culturels qui visent à lutter contre les violences et les discriminations et à promouvoir l’égalité?
Oui : « Naturellement. C'est d'ailleurs déjà le cas en Ville de Genève, qui soutient par exemple le Festival du Film Everybody's perfect. Avec l'extension de la norme pénale, la Ville sera également appelée à jouer un rôle (aux côtés du Canton et des communes) dans la mise sur pied et le financement d'un Centre d'écoute pour les victimes et témoins d'actes ou propos LGBTIQ-phobes. »

Création d’un Centre cantonal d’écoute des victimes de violences et de discriminations LGBT-phobes

Depuis mai 2013, l'État de Genève finance un Centre d'écoute et d'aide destiné aux victimes du racisme, centre coordonné par l'ensemble des associations de lutte contre le racisme. 8 - Êtes-vous en faveur de la création d’un tel centre concernant les discriminations liées à l'orientation sexuelle et/ou à l'identité de genre, financé par les pouvoirs publics, notamment les communes, et qui serait géré par la Fédération genevoise des associations LGBT et ses associations membres?
Oui : « Voir commentaire 7b. La Ville co-finance déjà le Centre Ecoute contre le racisme. »

Mesures de lutte contre les discriminations

9 – Envisagez-vous de mener une/des mesure(s) de lutte contre les discriminations à l'égard des personnes LGBT lors de la prochaine législature, si vous êtes élu·e? Si oui laquelle/lesquelles?
Oui : « -Poursuite de la consultation et collaboration avec la Fédération et ses associations membres. -Soutien aux référent.e.s LGBTIQ au sein de l'administration (Agenda21 et RH). -Soutien à des actions et campagnes de sensibilisation sur le plan communal. -Soutien à une recherche scientifique sur les discriminations LGBTIQ. -Soutien à la création d'un observatoire sur les discriminations LGBTIQ. -Soutien financier à des projets de préventions sociaux (Maisons de quartiers, travailleurs sociaux hors murs, etc), sportifs (prévention des violences) et culturels (p.ex Festival Everybody's perfect), sans oublier les personnes trans*. -Réponses aux consultations nationales et internationales en la matière (ECRI, EPU, etc), en collaboration avec le Canton et la Confédération. -La création d'un Réseau ou Regroupement Intercommunal de Compétences en matière d'orientation sexuelle et affective et d'identité de genre, qui permettrait aux communes, mêmes celles qui n'ont pas beaucoup de ressources, de contribuer de manière proportionnelle à leur taille pour partager un ou plusieurs postes de personnes spécialisées en la matière et chargées de rendre les communes concernées "LGBTIQ-friendly". »

 
A répondu le 23.02.2020
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